Pages

lundi 30 mars 2015

Quand un narcisse tue une forêt...



Un Narcisse tue une forêt.
Andreas Lubitz s’est préféré à tout le monde. Assis dans le cockpit, il a froidement emmené 150 personnes dans sa mort, sans penser à eux, à ces vies qu’il brisait, à ces bébés, ces enfants, ces adultes habités par mille espoirs, mille affections et mille responsabilités. Désireux d’accomplir un acte spectaculaire, il avait conscience de ne pas être seul au monde, mais il se croyait seul le monde. Quoique souffrant et malheureux, il avait fait de lui son idole en se portant un culte.
« Le moi est haïssable », disait le philosophe Pascal avec raison. Le suicide d’Andreas Lubitz constitue aussi un massacre, ainsi qu'un crime d’amour propre. Certes, la dépression constitue une maladie, mais tout déprimé ne perd pas totalement l’empathie, le sens des autres. Méfions nous de l’égocentrisme, et de la victimisation qui le fortifie. Ouvrons nous au monde, aux hommes, aux animaux. Dépassons-nous. Quittons le souci de soi.
J’aurais eu envie de dire à Andreas Lubitz : « tu n’es pas si petit que tu doives te croire si grand ».

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire